Les vices cachés et non conformité - fiches et analyse de la décision de la première chambre civile, Cour de cassation, 14 mai 1996
- Rappel de différents arrêts
- Première chambre civile, Cour de cassation, 13 janvier 1965
- Première chambre civile, Cour de cassation, 20 mars 1990
- Chambre commercial, Cour de cassation 21 janvier 1997
- Première chambre civile, Cour de cassation, 20 mars 1989
- Chambre commerciale, Cour de cassation, 1er décembre 1992
- Première chambre civile, Cour de cassation, 5 mai 1993
- Première chambre civile, Cour de cassation, 16 juin 1993
- Première chambre civile, Cour de cassation, 5 novembre 1996
- Commentaire particulier : première chambre civile, Cour de cassation, 14 mai 1996
- Une illustration parmi d'autres des obligations du vendeur
- Une action disposant tout de même d'une identité propre
Extrait du commentaire d'arrêt rendu par la première chambre civile, Cour de cassation, 14 mai 1996 :
En l’espèce, M X, procédant à la restauration de sa maison, a acheté en février 1979 un lot de tuiles à la société Lambert distribution et les a posées lui-même ; que, ces tuiles ayant présenté des désordres, M. X a obtenu le 22 mai 1985 la désignation d’un expert en référé ; que celui-ci a déposé le 20 octobre 1986 son rapport aux termes duquel la couverture, présentant des exfoliants et des cassures, devait être entièrement remplacée, et le sinistre était uniquement imputable à un vice de fabrication.
Suite à cela, M X a, le 14 février 1988 assigné la société Lambert distribution devant le tribunal de commerce de Pontoise, invoquant l’absence de conformité du matériau
La question qu’ont dû se poser les juges de la Cour de cassation est de savoir si l’acheteur qui est victime d’un défaut de fabrication de l’objet qu’il a acquis peut ou non se prévaloir d’un autre fondement que celui de l’action pour vices cachés ou bien contester le point de départ du délai bref prévu pour cette action, et fixé en l’espèce par les juges du fond au moment du rapport d’expertise.
[...] Que la société demanderesse mécontente forme un pourvoi en cassation aux moyens pris que la cour a violé les articles et 1629 du Code civil. La question qu’ont dû se poser les juges de cassation est de savoir si la garantie d’éviction légale qui pèse sur les vendeurs de droits sociaux qui de par cet acte cèdent le contrôle d’une société leur permet ou non de se rétablir dans une branche proche de celle qui constituait l’objet social de la société cédée. [...]
[...] Suite à cela Me X ayant assigné M Z en référé, le magistrat statuant en référé condamna M Z à verser une provision de 50000 Fr afin de permettre à Me X de désintéresser le créancier gagiste. Mécontent, M Z interjeta appel ; toutefois la cour d’appel de Colmar, par un arrêt en date du 16 mars 1987 confirma cette ordonnance au motif que la déclaration de gage était opposable aux tiers alors que l’accomplissement des formalités de publicité par le créancier gagiste ne suffit pas à rendre le gage opposable à ceux qui peuvent faire valoir sur le véhicule un droit indépendant de celui du constituant de la sureté, tel le sous-acquéreur de bonne foi. [...]
[...] Le 11 février, la cour d’appel de Versailles rend un arrêt infirmatif aux motifs que les défectuosités invoquées constituaient un vice caché et non pas une non-conformité du matériau vendu a décidé que M X n’avait pas agi dans un bref délai et a donc déclaré irrecevable sa demande. M à son tour émet son désaccord, et donc forme un pourvoi en cassation aux moyens pris notamment que le vendeur est tenu de transférer une chose conforme aux stipulations des parties en la puissance et possession de l’acheteur ; qu’une chose atteinte d’un vice ne saurait être conforme à l’objet commandé et qu’ainsi la cour d’appel n’a pas tiré les conséquences légales de ses constatations ; que l’erreur sur les qualités substantielles de la chose est une cause de nullité de la convention, ou de dommages-intérêts ; et enfin qu’un tel vice, s’il doit être invoqué dans un bref délai, ne doit pas voir ce délai commencer à un moment non justifié par les juges . [...]
[...] En l’espèce, M procédant à la restauration de sa maison, a acheté en février 1979 un lot de tuiles à la société Lambert distribution et les a posées lui-même ; que, ces tuiles ayant présenté des désordres, M X a obtenu le 22 mai 1985 la désignation d’un expert en référé ; que celui-ci a déposé le 20 octobre 1986 son rapport aux termes duquel la couverture, présentant des exfoliants et des cassures, devait être entièrement remplacée, et le sinistre était uniquement imputable à un vice de fabrication. Suite à cela, M X le 14 février 1988 assigné la société Lambert distribution devant le tribunal de commerce de Pontoise, invoquant l’absence de conformité du matériau. Mécontente de la décision de première instance qui fait droit à la demande de M la société Lambert distribution condamnée par cette dernière interjette appel. [...]
[...] Les vices cachés et non conformité - fiches et analyse de la décision de la première chambre civile, Cour de cassation mai 1996 Civ 1ere 13 janvier 1965 En l’espèce, Mr Guillou Pilven a vendu une ferme à la SCI d’exploitation agricole de Port l’abbé, après avoir passé quelques mois plus tôt avec la société Trapil une convention de servitude d’utilité publique consistant à autoriser l’implantation dans le sous-sol de certaines parcelles dépendant de sa ferme, d’un tronçon de pipe line, cette servitude s’entendant sur une bande de terrain de 15 mètres de largeur ; qu’il s’engageait à ne procéder à aucune plantation dans cette zone et à s’abstenir sur une bande de 5 mètres comprise dans les 15 déjà cités de construire en dur ou d’entreprendre tout travail de culture dépassant une profondeur de 60 centimètres ou enfin de simplement s’abstenir de nuire aux ouvrages ; d’autre part la convention prévoyait une permission totale d’accès pour les agents de l’état ou de la société Trapil, sa mandataire ; qu’enfin Mr Guillou Pilven s’engageait en cas de vente d’une ou plusieurs parcelles à dénoncer la servitude à l’acquéreur qui devra respecter cette convention à sa place. Que Mr Guillou Pilven n’a pas respecté son obligation de dénonciation et a passé sous silence la convention suscitée. Suite à cela, la société de Port l’abbé a formé une action en garantie, à laquelle les juges du fond ont fait droit, en accordant à la société demanderesse une indemnité que devra verser le vendeur. [...]
Le droit des obligations en fiches
«La formation du contrat : la rencontre des volontés. Les contrats entre présents. Les contrats entre personnes absentes (les contrats entre absents). La validité du contrat. Le consentement. Le contenu du contrat. La sanction des conditions de formation. L'efficacité du contrat. La force...»
«Ce document a pour objet de présenter les divers aspects du droit des obligations sous forme de fiches complètes, point par point. La notion de contrat est organisée autour de deux éléments essentiels. L'accord de volonté qui a pour objectif de créer des obligations. Tout acte juridique qui ne...»
Droit civil des obligations
«La formation du contrat. Le contrat et les notions voisines. L'accord de volonté, l'offre et l'acceptation. La qualité de la volonté : les vices du consentement. L'objet. La cause. La capacité des parties au contrat. Les sanctions relatives à l'inobservation de la formation...»
«Une obligation au sens juridique du terme, au sens large, peut être une obligation d'ordre moral, religieux, logique ou encore politique. Pour qu'une obligation soit juridique, il faut qu'il y ait une contrainte juridique. Une obligation n'est juridique que si son non-respect peut faire l'objet...»
Droits des obligations : 22 fiches
«Les classifications des contrats. Les classifications des contrats d'après le Code civil. Les classifications sous-entendues par le Code civil. Les classifications apparues postérieurement au Code civil. La théorie de l'autonomie de la volonté. L'analyse autonomiste des règles du...»
«Fiche 1 : La classification des contrats Fiche 2 : La théorie de l'autonomie de la volonté Fiche 3 : L'existence du consentement Fiche 4 : Les vices du consentement Fiche 5 : Capacité, objet et cause du contrat Fiche 6 : Conditions de forme du contrat Fiche 7 : Sanction des conditions de...»
Commentaire d'arrêt Assemblée Plénière, 6 octobre 2006
«L'extension de l'effet relatif du contrat aux tiers. L'opposabilité du contrat. Des divergences de solution au sein de la Cour de cassation. Vers une confusion des responsabilités contractuelles et délictuelles. Consécration de la position de la solution de la Chambre civile. Une solution...»
«Mots-clés : droit privé & contrat, droit des obligations, commentaire d'arrêt, raisonnement juridique, code civil Notre avis : Ne dérogeant pas à la règle, ce commentaire d'arrêt interroge la décision prise par la Cour de cassation lors de l'assemblée plénière du 6 octobre 2006. Le...»
