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Informations sur l'auteur

etudiant
Niveau
Avancé
Etude suivie
Droit
Ecole, université
Paris 2

Informations sur le doc

Date de publication
03/04/2003
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
5 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
85 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Peut-on parler d'un déclin du principe de légalité ?

  1. Le législateur et le déclin du principe de légalité
    1. L'intrusion du pouvoir réglementaire
    2. L'inflation législative
  2. Le juge et le déclin du principe de légalité
    1. L'individualisation de la sanction
    2. L'individualisation de l'exécution de la peine

Certains considèrent que le principe de légalité criminelle connaît un déclin. Malgré sa place dans notre droit pénal, il semble que le principe de légalité reçoit certaines atteintes, portées, pour certaines par le législateur (I) et pour d'autres par le juge (II). Il convient donc de s'interroger sur le rôle joué chacun dans le déclin de ce principe pourtant fondamental

[...] L'individualisation de la sanction Tous les débats issus du positivisme, qui a marqué la période suivant la codification napoléonienne, ont eu un résultat très bénéfique sur le droit pénal en termes d'individualisation. Le Code pénal de 1992 parle de personnalisation. En effet, l'analyse scientifique du phénomène criminel, de même qu'une meilleure connaissance du comportement humain ont permis d'intégrer, dans les solutions juridiques, l'idée que la réaction au crime devait être largement fonction de la personnalité du délinquant. L'humanisme a après la seconde guerre mondiale pénétré le droit pénal à un point tel que l'on peut se demander ce qui reste du principe de légalité. [...]


[...] Cependant, certains considèrent que le principe de légalité criminelle connaît un déclin. Malgré sa place dans notre droit pénal, il semble que le principe de légalité reçoit certaines atteintes, portées, pour certaines par le législateur et pour d'autres par le juge (II). Il convient donc de s'interroger sur le rôle joué chacun dans le déclin de ce principe pourtant fondamental. I. Le législateur et le déclin du principe de légalité La place dévolue au législateur par le principe de légalité est essentielle. [...]


[...] Le régime de la semi-liberté est régi par les articles 132-25 et 132- 26 du Code pénal ; il permet au condamné d'exécuter sa peine pour partie en milieu libre. Cette possibilité pour le juge d'accorder au condamné à moins d'un an d'emprisonnement un régime spécial, lui permet d'exécuter librement ses obligations hors de l'établissement pénitentiaire, celui-ci rejoignant l'établissement après ses obligations. Cette mesure est bien entendue révocable si le condamné ne respecte pas les conditions fixées par le juge de l'application des peines. [...]


[...] Le législateur est allé plus loin : afin de donner toutes ses chances à la dispense de peine, il a en effet prévu la possibilité pour le juge d'ajourner le prononcé de la peine. Si le juge constate qu'une ou plusieurs des trois conditions de la dispense ne sont pas encore remplies, mais le seront prochainement, il fixera une audience de renvoi, au cours de laquelle il se prononcera en fonction de l'évolution de cette situation d'attente, soit pour une peine, soit pour une dispense. [...]


[...] Déjà avant la constitution de 1958, les actes du pouvoir exécutif constituaient une importante source du droit pénal. Ainsi en est-il des ordonnances prises par le gouvernement dans des périodes de troubles politiques, et dont la portée juridique a été assimilée à celle des lois. Infractions et peines étaient ainsi fixées par le gouvernement, de la Restauration jusqu'à 1945 et par les ordonnances du Gouvernement provisoire de la République française. De même entre 1926 et 1940, lorsque le pouvoir exécutif se voyait accorder par le Parlement la faculté de légiférer par décrets-lois de pleins pouvoirs. [...]

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