Peut-on choisir sa juridiction ?
- Les parties ne pouvant déroger aux règles de compétences entrainant une incompétence absolue
- Les parties ne pouvant déroger aux règles de compétence territoriale
- Les parties ne pouvant déroger aux règles de hiérarchisation des juridictions
- Les parties pouvant déroger aux règles de compétences n'entrainant qu'une incompétence relative
- Les parties pouvant déroger aux règles tenant à la nature de tribunaux de droit commun
- Les parties pouvant déroger à certaines règles tenant à la nature de tribunaux d'exception
Le système juridictionnel français dispose d’une palette de tribunaux. Parmi eux le justiciable devra déterminer lequel est compétent pour connaître de son litige. Le nouveau Code de procédure civile propose des règles visant à déterminer la juridiction compétente en fonction de la nature du litige et en fonction de sa situation géographique. Il autorise aussi quelques aménagements quant à ces règles de compétences. Pour autant, le justiciable peut-il choisir sa juridiction ?
Une juridiction est un organe institué pour exercer la mission de juger. C’est l’ensemble des juges ou des tribunaux au sens large. Les différentes juridictions françaises peuvent être regroupées selon leur ordre (judiciaire, administratif ou constitutionnel), selon leur degré (du premier ou du second degré) et enfin selon leur nature (tribunaux de droit commun ou tribunaux d’exception) ; classifications qui se recoupent. Ainsi un plaideur ne pourra pas aller devant n’importe laquelle des juridictions françaises. Des règles de compétences posées dans le nouveau Code de procédure civil permettent de déterminer quel tribunal sera compétent et pour quel litige.
[...] Les parties ne pouvant déroger aux règles de hiérarchisation des juridictions Les parties ne pourront absolument pas se soustraire aux règles de compétence relatives à l’ordre des juridictions ni à celles relatives au degré de juridiction Les dérogations quant à l’ordre des juridictions entraînant une incompétence absolue. Toutes les fois où le demandeur se trompe sur l’ordre de la juridiction à saisir c'est-à-dire qu’il saisit par exemple une juridiction de l’ordre juridictionnel administratif alors que c’est une juridiction de l’ordre juridictionnel judiciaire qui est compétent, il y aura incompétence absolue. Ainsi, aucune exception ou dérogation ne peut venir écarter les règles fixant la compétence des ordres juridictionnels. Les parties ne peuvent librement choisir l’ordre juridictionnel qui sera compétent pour juger de leur litige. [...]
[...] Peut-on choisir sa juridiction ? Le système juridictionnel français dispose d’une palette de tribunaux. Parmi eux le justiciable devra déterminer lequel est compétent pour connaître de son litige. Le nouveau Code de procédure civile propose des règles visant à déterminer la juridiction compétente en fonction de la nature du litige et en fonction de sa situation géographique. Il autorise aussi quelques aménagements quant à ces règles de compétences. Pour autant, le justiciable peut-il choisir sa juridiction ? Une juridiction est un organe institué pour exercer la mission de juger. [...]
[...] L’article 41 alinéa 1er du nouveau Code de procédure civile jouera aussi pour les juridictions de proximité. En effet, ces dernières pourront connaître des litiges normalement de la compétence du tribunal d’instance en raison du montant de la demande. Les parties pourront choisir d’élever le taux de ressort de la juridiction de proximité. Cependant, elle ne pourra connaître que des matières qui lui sont attribuées, ce qui pourra être modifié c’est uniquement son taux de ressort. Les plaideurs disposent donc d’un choix de juridiction bien que celui-ci reste encore une fois assez limité. [...]
[...] Elles seront tenues de suivre le cheminement procédural institué par le nouveau Code de procédure civile. De la sorte, lorsque les règles de compétence entraînent une incompétence absolue, les parties ne pourront de leur seule volonté y déroger. En revanche, d’autres règles de compétence n’entrainent qu’une incompétence relative et peuvent donc être écartées par la volonté des parties. II. Les parties pouvant déroger aux règles de compétences n’entrainant qu’une incompétence relative Si certaines règles de compétence ne peuvent être écartées par les parties, d’autres peuvent faire l’objet d’un aménagement conventionnel après la naissance du litige. [...]
[...] Cependant, ces prorogations ne sont pas toujours possibles. En effet, il existe des incompétences absolues auxquelles les parties ne peuvent se soustraire. Ainsi, les parties ne pourront pas déroger aux règles ayant trait à la compétence territoriale pas plus qu’à celles relatives à la hiérarchisation des juridictions A. Les parties ne pouvant déroger aux règles de compétence territoriale Les règles fixant la compétence territoriale ne peuvent souffrir en principe de dérogations comme c’est posé dans l’article 48 du nouveau Code de procédure civile cependant cette affirmation est à nuancer Le principe posé par l’article 48 du nouveau Code de procédure civile. [...]
Peut-on parler d'une banalisation du droit de la faillite ?
«La vulgarisation formelle du droit de la faillite. Les professionnels. Les particuliers. L'évolution matérielle du droit de la faillite. Le sort du débiteur, finalité principale depuis 1984. Le sort des créanciers, finalité constante renouvelée en 1994.»
«Vu le nombre de procédures ouvertes, la faillite est aujourd'hui une banalité. Pour autant, peut on dire que le droit de la faillite s'est banalisé ? En apparence oui : son champ d'application a été constamment accru, et il tend aujourd'hui à s'appliquer à toutes sortes de débiteurs. Mais dans son...»
Peut-on dire que le bilan de la mondialisation dans les domaines économiques et sociaux est...
«La mondialisation : des avantages contraignants. Les avantages de la spécialisation. Les contraintes d'adaptation. De l'enjeu des négociations commerciales aux modalités d'adaptation des économies. L'enjeu des négociations commerciales. L'adaptation des politiques intérieures. Repenser les...»
«En 1748, Montesquieu écrivait : « Partout où il y a du commerce, il y a des moeurs douces » (De l'esprit des lois). Un siècle plus tard, John Stuart Mill dans le chapitre XVII des Principes d'économie politique identifiait trois types de gains dont le plus important était, les gains intellectuels...»
Ass. plen., 6 avril 2007
«Les caractéristiques de la faute limitant l'intégralité du droit à réparation. La notion controversée de faute en relation avec le dommage. La preuve de la faute causale limitant le droit à réparation. Une approche restrictive de la faute laissée à l'appréciation des juges du fond. Une approche...»
«Les XIXe et le XXe siècles ont été marqués par une multiplication du nombre des accidents liée à l'industrialisation, au développement des machines et de la circulation routière. Or la volonté de trouver un débiteur susceptible d'indemniser les victimes a conduit à la création des régimes de...»
L'abus de droit
«Présentation de la notion de l'abus de droit.. Bref historique.. Définition.. La procédure d'abus de droit .. Types d'utilisation de l'abus de droit.. Exemple(s) de procédure(s) d'abus de droit..»
«L'abus de droit a toujours existé, à partir du moment où les hommes ont commencé à vivre en société ; une société est régie par un certain nombre de lois et par le fait que le droit des uns s'arrête là où commence celui des autres. A partir de là, certains individus ont dépassé les limites imposées...»
