Méthodologie juridique - cas pratique, dissertation, fiche et commentaire darrêt
- Le cas pratique
- Lecture des faits et analyse juridique
- La qualification juridique des faits
- La question de droit
- L'énoncé de la règle de droit applicable
- L'application de la règle de droit au fait tel que qualifié, par le mécanisme du syllogisme juridique
- La solution ou la résultante
- La fiche d'arrêt
- Les faits
- La procédure
- La question de droit
- La solution de la Cour et le raisonnement adopté
- Le commentaire d'arrêt
- L'introduction du commentaire
- Le corps du commentaire
- La dissertation
- Mise en exergue d'une problématique à 2 volets et 4 points
- L'introduction
- Le corps de la dissertation
Ce document est un guide pratique de méthodologie juridique, présentant les étapes à suivre pour les différents exercices de droit : cas pratique, dissertation, fiche et commentaire d’arrêt. Voici un extrait du document, sur la méthodologie de la résolution des cas pratiques : "Le cas pratique est encore appelé consultation juridique selon le cas. Dans cet exercice, il s’agit d’apporter la réponse qui soit la plus exacte possible, aux questions de droit posées par les faits et éléments juridiquement qualifiés.
Quatre étapes sont à respecter: qualification des faits d’abord, question de droit ensuite, détermination des règles applicables, puis application à l’espèce, et enfin conclusion. Une lecture rigoureuse et assimilée des faits est importante. À chaque qualification juridique correspond un régime légal ou jurisprudentiel précis.
Le fait juridique est un évènement simple intentionnel ou non donnant lieu à des effets juridiques (par exemple un accident, une chute à terre…).
L’acte juridique est la manifestation d’une volonté unilatérale ou un accord de volonté ayant des effets juridiques, et qui peut se matérialiser au moyen d’un écrit (par exemple un contrat, une reconnaissance de paternité, un engagement unilatéral…).
Les faits doivent être énoncés de façon pertinente, sous leur qualification juridique, et en utilisant une terminologie rigoureusement juridique. Il faut donner aux faits leur exacte qualification. Par exemple, Monsieur Y… sera qualifié d’automobiliste, d’assuré, de cocontractant, ou encore d’époux, de propriétaire, de locataire Les dates peuvent revêtir une importance fondamentale, c’est pourquoi il faut les retranscrire. C’est dans la connaissance parfaite des règles de droit contenues dans le cours, que l’on arrive à procéder aux qualifications pertinentes permettant leur application."
[...] L’application de la règle de droit au fait tel que qualifié, par le mécanisme du syllogisme juridique Le syllogisme juridique Les règles d’interprétation de la règle de droit 3 F. La solution ou la résultante 4 II. La fiche d’arrêt 4 A. Les faits 4 B. La procédure 5 C. La question de droit 5 D. La solution de la Cour et le raisonnement adopté 5 III. Le commentaire d’arrêt 5 A. L’introduction du commentaire Phrase d’attaque ; Insertion de la fiche d’arrêt Problématique et énoncé du plan IV. [...]
[...] Méthodologie juridique - cas pratique, dissertation, fiche et commentaire d’arrêt Le préalable, dans des études de Droit, est de connaître parfaitement son cours et donc la règle de droit. Une maîtrise parfaite du cours relatif au thème traité est indispensable. Rigueur dans la rédaction : des phrases simples, sujet verbe complément. Usage précis et rigoureux de la terminologie juridique. Se munir d’un dictionnaire juridique tel le Cornu, ou le Dalloz. Le cas pratique Le cas pratique est encore appelé consultation juridique selon le cas. [...]
[...] Le plan doit être le suivant : I , De même que dans le commentaire d’arrêt, la partie phare de la dissertation doit se retrouver en principe dans le B du I. Table des matières I. Le cas pratique 2 A. Lecture des faits et analyse juridique 2 B. La qualification juridique des faits Distinction entre fait et acte La qualification juridique des faits proprement dite 2 C. Question de droit 3 D. Enoncé de la règle de droit applicable 3 E. [...]
[...] Par exemple, là où l’incapable ne peut passer seul d’actes d’administration, a fortiori, il ne peut passer seul d’actes de disposition L’interprétation a contrario Elle consiste à tirer de la règle de droit l’alternative ou les conséquences en cas d’hypothèse de circonstances ou conditions inverses La solution ou la résultante Dans un cas pratique, il faut envisager toutes les solutions envisageables et rejeter celles qui n’entrent pas dans les conditions de la loi. Ensuite il faut poser la résultante, déduite de l’application de la règle de droit à l’espèce. Les réponses au cas pratique peuvent avoir à suivre des questions numérotées. [...]
[...] Cette phase peut intervenir après l’énoncé de la règle applicable Enoncé de la règle de droit applicable S’ensuit ensuite l’énoncé de la ou des règles applicables. La règle de droit peut être énoncée avant comme après la question de droit, c’est en termes de cohérence par rapport aux réponses apportées que l’on voit plus aisément à quel endroit les énoncer. Il faut énoncer la règle de droit avec toutes ses références. Il faut retranscrire les conditions positives et négatives de la loi, dans une énumération claire et concise. [...]
[...] Distinction entre faits et procédure. A noter : L’on assigne en justice, l’on interjette appel et l’on se pourvoit en cassation La question de droit Il s’agit de la question, posée en termes juridiques, et en termes de principes, à laquelle la juridiction implicitement (ou non), répondu pour trancher ou résoudre le litige. Elle se différencie donc de la question de faits; la question de droit ne s’intéresse qu’au problème posé en termes juridiques auquel le juge a à apporter une solution au moyen d’un principe juridique. [...]
[...] Quelles sont les implications juridiques, sociologiques, voire politiques de cette décision ? Remise en cause de droits acquis, ou du principe de sécurité juridique ? s’agit-il jurisprudence évolutive ? Critiquable ? 1 L’introduction du commentaire Pour l’introduction du commentaire, il faut se reporter à la fiche d’arrêt avec, en plus, à établir une phrase d’attaque sur le thème de l’arrêt (sans dévoiler la problématique juridique) et en indiquant la dénomination de la juridiction qui a été saisie ainsi que la date de la décision. [...]
[...] Bâtir un plan binaire articulé autour de la problématique énoncée. Plusieurs types de plan sont envisageables ; il s’agit d’utiliser celui qui semble correspondre le mieux à l’arrêt à commenter : I principes–II limites I principes–II Critiques I principes-II Conséquences Il faut faire un plan en 4 parties. Le commentaire doit être construit à partir d’une problématique décomposée en deux parties. Il s’agit de donner une dynamique au commentaire, à travers l’énoncé d’une problématique résultant du principe posé et de ses effets. [...]
[...] Phrase d’attaque Fiche d’arrêt complète Problématique Plan Le corps du commentaire Introduction I Chapeau, introduction, notice de la première partie (en une phrase ou deux). Phrase de transition entre le et le Phrase de transition entre le I et le II II Chapeau, introduction, notice (en une phrase ou deux) de la deuxième partie. Phrase de transition entre le et le Conclusion Ce schéma de planification (de la dynamique posée par le sujet) signifie que le corps du commentaire, à l’image d’un plan bien bâti, doit suivre une ligne directrice. [...]
[...] Outre le fait de savoir à qui le juge donne raison et qui gagne le procès, le juge utilise une norme juridique qu’il applique au problème de droit posé par le litige. C’est cette norme qu’il faut faire ressortir et expliquer. En fait, il faut s’interroger sur l’arrêt à commenter de la façon suivante : Que dit la Cour de cassation en tranchant selon tel principe? Quelle attitude adopte-t-elle en énonçant ou en rappelant tel principe ? Quelle portée donner à son arrêt dans l’ordonnancement juridique et au regard de l’avenir? [...]
Méthodologie du commentaire d'arrêt juridique
«Schéma d'un commentaire d'arrêt. Rédaction d'un commentaire d'arrêt.»
«Le problème de droit est la question posée à la Cour de cassation et dont la (ou les) réponse(s) se situe(nt) dans la motivation. Il arrive souvent que l'arrêt tranche plusieurs questions de droit dont certaines sont étrangères au programme de l'examen (ou mineures). Il suffit alors de justifier...»
Méthodologie du cas pratique
«Méthode d'approche. Méthode de résolution. L’énoncé de la solution abstraite : la majeure. L’application de la règle abstraite au cas concret : la mineure. L’aboutissement du raisonnement : la solution. Présentation formelle du cas.»
«Le cas pratique est également ce qu'on appelle la consultation juridique. Cela consiste, à partir de faits, à identifier les problèmes de droit qui se posent et à proposer des solutions. Cet exercice permet de vérifier l'aptitude de l'étudiant au raisonnement juridique. L'intérêt est d'évaluer la...»
Deuxième chambre civile de la Cour de cassation, 10 mai 2001 - la responsabilité des père et mère...
«L'affirmation de l'absence d'une nécessaire faute de l'enfant. Une évolution jurisprudentielle. Une responsabilité parentale malgré l'irresponsabilité de l'enfant. La consécration d'une responsabilité parentale objective. Une sévérité accrue du régime de...»
«L'article 121 alinéa 1 du Code pénal dispose que "Nul n'est responsable que de son propre fait". Pourtant, le droit civil déroge à cette règle. Ainsi, les parents sont tenus de supporter les conséquences des actes dommageables commis par leur enfant. C'est à cette situation que la deuxième chambre...»
Existe-t-il un principe général de responsabilité du fait d'autrui ?
«La reconnaissance d'un principe général de responsabilité du fait d'autrui. L'évolution jurisprudentielle vers la reconnaissance d'un principe général de responsabilité du fait d'autrui. Le domaine d'application de l'article 1384 al 1er et la nature de la responsabilité générale du fait...»
«Il convient avant tout de préciser que l'interrogation posée n'intéresse que le domaine de la responsabilité délictuelle. En ce qui concerne la responsabilité contractuelle du fait d'autrui, il est rare que le débiteur exécute seul ses obligations. Le plus souvent, il confie tout ou partie de...»
