La fiscalité internationale dans son application française
- L'imposition des entreprises
- L'imposition des entreprises individuelles, des sociétés de personnes et des groupements d'entreprises
- Les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés (IS)
- Imposition des autres revenus
- Le droit conventionnel et son impact en droit fiscal international
- Le rôle des conventions fiscales pour les entreprises
- Les entreprises individuelles, les sociétés de personnes et les groupements d'entreprises selon le droit conventionnel
- Les entreprises soumises à l'IS et droit conventionnel
- Imposition des autres revenus selon le droit conventionnel
- Le régime de la taxe à la valeur ajoutée (TVA)
- La TVA intracommunautaire
- La TVA internationale : le régime de l'importation
- La TVA internationale : le régime de l'exportation
Il est nécessaire de distinguer les trois notions de droit fiscal interne, de droit fiscal international et de droit fiscal international comparé. La première s'applique à des agents, personnes physiques ou morales, ou à des opérations réalisées dans un même pays. La seconde implique qu'un agent ou une opération met en cause au moins deux pays différents. Quant à la troisième, elle permet d'étudier les règles du droit fiscal de plusieurs pays et de les comparer. Ce cours ne traitera que de la seconde notion, c'est-à-dire du droit fiscal international dans son application française, avec des indications concernant le droit communautaire.
Le droit fiscal international s'est développé après la Seconde Guerre mondiale, avec la multiplication des échanges économiques, ce qui pose un certain nombre de problèmes tant pour les entreprises que pour les personnes physiques. Les règles étaient relativement simples entre 1920 et 1950, période où seuls quelques pays intervenaient sur le marché mondial. Elles sont devenues de plus en plus complexes, tant pour des raisons économiques que techniques.
La multiplication des États dans les trente dernières années a augmenté le nombre d'intervenants. L'existence d'États unitaires, fédéraux, et le développement du régionalisme accroissent les difficultés. Il faut obtenir le maximum de ressources à partir du commerce international et du revenu des agents qui s'implantent localement. Plus le nombre de pays est important, plus le risque de conflits existe entre les dispositions applicables, ce qui conduit à des doubles impositions ou à des non-impositions. Le droit interne et les conventions fiscales de « non double imposition » ont pour objet d'atténuer ou de régler ces difficultés.
La complexité du droit international s'est encore développée avec l'évasion fiscale et l'existence de paradis fiscaux, les entreprises et, dans une moindre mesure, les particuliers cherchant à alléger leur charge fiscale.
[...] Deux types de flux financiers sont particulièrement importants : les produits de la propriété industrielle et les prestations de services. II Modalités d'imposition - Entreprise ayant son siège en France On trouve essentiellement : des revenus d'immeubles situés à l'étranger non affectés à une activité commerciale habituelle de la personne morale propriétaire, en l'absence de rattachement à un établissement stable, les conditions de leur gestion n'étant pas caractéristiques d'une activité détachable de celle du siège. Ainsi, sont imposables en France, les opérations effectuées à l'étranger par une société immobilière ayant son siège en France, dans la mesure où ces opérations sont organisées, contrôlées et gérées par le siège. [...]
[...] Les territoires d'exportation sont les mêmes que ceux indiqués pour l'importation. Le bénéfice de l'exonération ne s'accorde que sous deux conditions : les formalités d'export : les livraisons réalisées par les assujettis doivent être portées sur les livres comptables avec indication de la date, nombre de colis, la destination, la valeur ou sur un registre spécial. La déclaration d'exportation : c'est le DAU (document administratif unique) comportant les indications relatives à l'identité du déclarant, de l'expéditeur, du destinataire, à la nature et à la valeur des marchandises, au règlement financier ainsi que le détail des droits et taxes éventuellement applicables Les biens et services exportés sont exonérés de TVA mais les assujettis peuvent récupérer celle qui a grevé les éléments de leur prix. [...]
[...] II Imposition des exploitations directes D'une certaine manière, la définition précise de l'établissement stable et l'imposition de ses bénéfices uniquement au lieu de sa situation correspond à la règle de territorialité française. Toutefois, elle s'en distingue par certains aspects. - Les entreprises ayant leur siège en France Une entreprise pourra s'implanter sous forme d'un établissement stable ou avoir recours aux services d'un représentant dépendant ou indépendant. A.1° - La notion de l'établissement stable D'après la définition de la convention type, que l'on retrouve dans les accords signés par la France, l'expression désigne une installation fixe d'affaires par l'intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. [...]
[...] Les autres pays d'une façon générale appliquent le système mondial. Il est intéressant de reprendre ces deux analyses faites par des tribunaux pour les succursales : arrêt du 22 novembre 1978 CJCE donne la définition suivante de la succursale : la notion de succursale ou d'agence implique un centre d'opérations qui se manifeste d'une façon durable vers l'extérieur comme le prolongement d'une maison mère, pourvu d'une direction et matériellement équipé de façon à pouvoir négocier des affaires avec des tiers, de telle façon que ceux ci tout en sachant qu'un lien de droit éventuel s'établira avec la maison mère, dont le siège est à l'étranger, sont dispensés de s'adresser directement à celle-ci et peuvent conclure des affaires au centre d'opérations qui en constituent le prolongement arrêt du 20 février 1979 de la Cour de cassation : quelle que soit son autonomie, la succursale n'a aucun patrimoine propre, car elle n'a pas de personnalité autonome distincte de la société elle-même - Règle fiscale française Par contre, le droit fiscal international français, compte tenu de la règle de territorialité, conduit à dissocier sociétés et établissements, ces derniers n'étant imposables en France que pour leur activité française et éventuellement des revenus étrangers. [...]
[...] La société bénéficiaire doit avoir son siège de direction effective dans un des États membres et comme établissement stable être soumise à l'IS. Ces nouvelles dispositions devront se combiner désormais avec celles des conventions fiscales. Chap Le régime de la taxe à la valeur ajoutée (TVA) La TVA est un impôt sur la dépense. C'est un impôt d'origine française, mis en application en 1955, puis étendue à la communauté européenne en 1970. Une directive de 1977 a permis d'avoir une base commune d'imposition, avec des dérogations pour une période de 5 ans mais plusieurs sont toujours en vigueur. [...]
La fiscalité internationale
«Les sources de la fiscalité internationale. Le droit interne. Le droit conventionnel. Le principe de territorialité de l'impôt sur les sociétés. Le principe de l'imposition des entreprises exploitées en France. Dérogations et atténuations du principe de territorialité. Les paradis fiscaux : mythes...»
«En France, la charge patronale est de 52% contre 8% en Grande-Bretagne. Quand y a-t-il fiscalité internationale? Lorsqu'une question fiscale intéresse deux ou plusieurs États. Chaque État est, en principe, souverain, sous réserve des conventions des traités existants. Il existe trois grandes...»
La notion d'établissement stable en droit fiscal
«L'établissement stable : des définitions assez similaires en droit interne et au sens des conventions modèle OCDE. En droit français. En droit conventionnel. La notion d' établissement stable en jurisprudence. Les bureaux de vente. Les bureaux d'achats. Chantiers de construction ou de montage. La...»
«Nous étudierons dans ce rapport la notion de l'établissement stable au travers de quelques arrêts du Conseil d'Etat. Ceux-ci ont la particularité de déterminer s'il y a ou non établissement stable à partir d'un critère matériel, tangible (succursale, bureau, chantier ...) ou humain (personnel,...»
L'efficacité de la protection contre les changements de doctrine fiscale
«La garantie de la protection du contribuable contre les changements de doctrine fiscale. Une protection garantie par l'article L.80A du LPF. L'application de cette protection dans la pratique : la recevabilité, sur la forme, des demandes en annulation. Les limites à l'efficacité de la garantie de...»
«Face aux nombreuses règles et techniques du droit fiscal, l'administration est amenée à interpréter ces dispositions, cette interprétation pouvant prendre plusieurs formes : des notes de services, des instructions, des circulaires. L'ensemble de ces textes constitue la doctrine fiscale. Ces...»
Cas pratiques - introduction au mécanisme de la TVA
«Résolution du cas pratique n 1 - Les versements soumis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Champ d’application de la TVA. La subvention octroyée par la mère à sa filiale est-elle soumise à la TVA. Résolution du cas pratique n 2 - Une société livre des marchandises à un acheteur français...»
«Cas pratique nº1 - La société A est spécialisée dans la fabrication et la vente de jouets. Elle a versé à l'un de ses concessionnaires une indemnité à la suite de la résiliation de son contrat de concession exclusive. Le contrat prévoit que, postérieurement à l'expiration du contrat, le...»
