Recherche et publication de documents
Garanties
Publier et acheter vos docs sur Oboulo
Offert !

The Great Gatsby by F. Scott Fitzgerald (A Summary)

Accéder à la dissert' du jour
Concours Oboulo !

Grâce à Oboulo, c'est 10 000€ de gains à gagner !

fin du concours dans
joursheuresminutessecondes PARTICIPEZ !
Catégories
Personnalisez Oboulo !
Oboulo fait peau neuve !
Choisissez la couleur qui vous ressemble ci-dessous.
Consulter
OU procéder à un : Echange

Informations sur l'auteur

 
Niveau
Grand public
Etude suivie
droit civil
Ecole, université
Université...

Informations sur le doc

Date de publication
11/12/2009
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
Téléchargé
14 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
0 réaction
0
réagissez !
Consulter
OU procéder à un : Echange

Etude critique de l’article 815-3 du Code civil - la gestion de l'indivision

  1. Un assouplissement des règles de gestion de l'indivision
    1. Le principe posé par la loi du 31 décembre 1976
    2. Les assouplissements apportés par la loi du 23 juin 2006 : la possibilité d'effectuer des actes à la majorité des deux tiers
  2. La conservation des règles de protection des indivisaires
    1. Le consentement de tous les indivisaires requit pour les actes graves
    2. La conservation de la représentation conventionnelle entre indivisaires

Il est rare que les successions se règlent facilement, ainsi il est fréquent qu’une période d’indivision précède le partage successoral. Conçu comme une période de transition, dont il fallait sortir au plus vite dans l’intérêt d’une bonne administration du patrimoine, le régime légal de l’indivision, édicté jusqu’alors aux articles 815 et suivants du Code civil, se caractérisait essentiellement par sa rigidité quant à son fonctionnement, de par la règle de l’unanimité, souvent facteur de paralysie économique.
La loi du 23 juin 2006, en réformant le régime légal de l'indivision dans le cadre de la réforme globale du droit des successions, a entendu s'inscrire dans le prolongement de la loi du 31 décembre 1976. A présent les règles gouvernant l'indivision avaient été pensées essentiellement pour s'appliquer à la propriété immobilière, “l'entreprise quelle que soit son activité et quelle que soit sa forme est au cœur du nouveau dispositif”.

Pourtant, s'agissant de l'indivision, la loi du 23 juin 2006 peut sembler n'avoir opéré qu'une refonte formelle. Pour l'essentiel, les articles 815 à 815-18 du Code civil sont maintenus dans leur rédaction antérieure à la réforme. Certains textes ont été simplement déplacés pour assurer une plus grande cohérence au nouveau chapitre VII du titre Ier du livre III du Code civil dans lequel figurent les articles 815 à 815-18 et qui est désormais intitulé “Du régime légal de l'indivision”.
Au-delà de ces améliorations formelles, la loi du 23 juin 2006 a également touché, sur des points importants, aux règles de fond applicables à l'indivision.
Mais c'est surtout la règle introduite à l'article 815-3 du Code civil qui modifie profondément le visage de l'indivision.
Il s’agit d’étudier les apports de la loi en matière de gestion de l’indivision.

[...] Pour y parvenir, la loi soumet donc, la gestion de l’indivision à la règle de l’unanimité C’est ce qu’avait prévu la loi du 31 décembre 1976. C’est une règle contraignante et rigide assouplie qui entraîne de nombreux blocages. C’est pourquoi la loi du 23 juin 2006 contient une dérogation nouvelle et substantielle à la règle de l’unanimité. Désormais certains actes pourront être accomplis par un ou plusieurs indivisaires titulaires d’au moins deux tiers des droits indivis. La réforme a donc modifié l’article 815-3 du Code civil. [...]


[...] Il est donc pas inutile de la part du législateur de reconnaitre officiellement et sans ambigüité la possibilité pour les indivisaires de donner mandat d’administration à un ou plusieurs d’entre eux, d’autant qu’il lui est apparu nécessaire d’en réglementer certains aspects, notamment de préciser les personnes pouvant avoir la qualité de mandataire. La loi nouvelle tente donc de trouver un équilibre entre la nécessité de dynamiser la gestion de l’indivision et l’obligation de respecter les droits de tous les indivisaires. La gestion courante de l’indivision se trouve facilitée en raison du fléchissement de la règle de l’unanimité. [...]


[...] La loi nouvelle s’inspire de l‘ancien article 826 du Code civil et soumet à la majorité des deux tiers la vente des biens indivis pour payer les dettes et charges de l’indivision. Même s’il s’agit de la reprise d’une disposition existant, cette exception à la règle de l’unanimité est conséquente lorsque les meubles concernés sont des valeurs immobilières. A priori, ces biens pourront être vendus à la majorité qualifiée des droits indivis à la condition tout de même qu’il s’agisse d’acquitter les dettes et charges de l’indivision. [...]


[...] L’idée d’écarter l’unanimité pour ces actes a bien été évoquée lors des travaux préparatoires de la loi du 23 juin 2006. Elle n’a pas été retenue en raison du risque d’inconstitutionnalité qui aurait existé du fait de l’atteint au droit de propriété des indivisaires minoritaires. De plus, écarter encore plus la règle de l’unanimité reviendrait à nier cette caractéristique fondamentale et admettre le principe d’expropriations pour cause d’utilité privée. Finalement, la loi nouvelle semble bien avoir posé les bases d’un équilibre satisfaisant. [...]


[...] Cette loi consacre donc ce principe d’unanimité à l’article 815-3 du Code civil. Ce régime est applicable à toutes les indivisions non conventionnellement organisées et, d’autre part, que les indivisions sont très diverses : on rencontre tout aussi bien des indivisions forcées, subies selon la terminologie traditionnelle comme les indivisions successorales, suer des indivisions volontaires : acquisition indivise par plusieurs personnes . Dès lors, si on envisage particulièrement la situation des indivisions subies qui s’imposent aux indivisaires, la protection des intérêts légitimes n’implique-t-elle pas de rendre nécessaire le consentement unanime de tous les indivisaires pour réaliser tous les actes d’administration et de disposition ? [...]

...

Ces documents peuvent vous intéresser

Article 815-3 du Code civil - la nature juridique de l'indivision

 Droit privé & contrat   |  Civil   |  Commentaire de texte   |  09/10/2009   |  fr   |   .doc   |   8 pages

«Des règles de gestion de la masse indivise : vers un régime sociétaire. Le maintien du principe de l’unanimité pour la gestion de l’indivision. Un principe largement affaibli par la loi de 2006 : vers une gestion pérenne de l’indivision. Du sort de l’acte outrepassant les...»

«La récente réforme de l'article 2 de la loi du 26 juin 2006 modifiant l'article 815-3 du Code civil nous amène à réfléchir sur la nature juridique de l'indivision. Afin d'éviter les blocages à la gestion de l'indivision, les décisions qui devaient autrefois être obligatoirement prises à l'unanimité...»

Plus vendu(s) en droit de la famille

Sept cas pratiques sur la liquidation de la succession

 Droit privé & contrat   |  Famille   |  Dissertation   |  19/11/2009   |  fr   |   .doc   |   10 pages

«Cas pratique 1 - Pierre est décédé en laissant à sa succession ses trois frères. Dévolution. Quotité disponible et réserve héréditaire. Don manuel. Cas pratique 2 - Pierre laisse à son décès deux frères : Pierre et Patrice. Quotité disponible et réserve héréditaire. Conclusion. Cas pratique 3 -...»

«Ce document comprend 7 cas pratiques sur la liquidation de la succession, en fonction des liens familiaux qui lient la personne décédée et ses héritiers. Extrait : "Cas pratique nº1 : Pierre est décédé en laissant à sa succession ses trois frères : Jacques, Jules et Jérémie. Il avait donné à...»

Première chambre civile de la Cour de cassation, 10 mai 1995, 6 avril 1994, 9 novembre 1993, 13...

 Droit privé & contrat   |  Famille   |  Commentaire d'arrêt   |  05/10/2009   |  fr   |   .doc   |   4 pages

«Des aménagements légaux aux règles rigoureuses de formalisme de la donation. La rigueur du formalisme des donations entre vifs : l’intention libérale et l’irrévocabilité. Des exceptions légales au principe de l’irrévocabilité des donations entre vifs. La limite : la prééminence de...»

«La donation est un procédé qui permet d'opérer un transfert de biens du vivant du disposant. Il est en effet possible de faire des actes à titre gratuit entre vifs. La définition de la donation est contenue dans l'article 894 du Code civil, « La donation entre vifs est un acte par lequel le...»