Le délinquant et la responsabilité pénale
- La notion de délinquant : la participation à l'infraction
- La participation au fait d'autrui
- La participation au fait collectif
- La responsabilité pénale des personnes morales
- Les causes d'irresponsabilité ou d'atténuation de la responsabilité
- Les causes de non-imputabilité : les causes subjectives de non responsabilité
- Les causes objectives de non responsabilité : les faits justificatifs
- La peine
- La nature des peines
- La mesure des peines
Ce document est un cours complet et synthétique de droit pénal, sur le thème de la responsabilité. En voici quelques extraits : "L’infraction, fait juridique, est avant tout un fait humain. Elle ne produit de conséquences pénales que si on peut la relier à un délinquant responsable. Notion d’infraction inséparable du délinquant, même pour étudier l’acte il faut se référer à l’homme. La culpabilité doit être démontrée pour que la responsabilité pénale de l’agent soit fondée, en plus de l’existence de l’infraction.
La notion de culpabilité est complexe. D’abord elle fait référence à une dimension morale, psychologique qui se confond avec la faute. En réalité, elle doit être comprise dans sa dimension matérielle c'est-à-dire dans une dimension qui envisage la participation physique à l’infraction. Dans le langage courant, il y a une opposition coupable et innocent. Pourtant, la démonstration de la culpabilité de l’agent et les éléments constitutifs de l’infraction ne suffisent pas pour entrainer la responsabilité pénale de l’agent. L’agent doit encore être apte à répondre pénalement de ses actes : imputabilité : Volonté libre et intelligence lucide."
"La peine de mort est la privation de la vie de la manière la plus rapide et avec le moins de souffrance possible. Elle était un dernier recours réservé aux plus grands crimes. Le débat au sujet de la peine de mort surgit toujours dans des moments de crise, d’évènements majeurs.
Petit à petit, la peine de mort a été abolie en matière politique, mais pas en matière de droit commun. L’idée est qu’on ne meurt pas pour des idées. Le débat tourne autour de l’utile et du juste. L’idée est que l’utilité est relative : En un temps et en un lieu donné, en une occasion donnée, la peine peut se révéler nécessaire alors que dans un autre moment, lieu, occasion, elle est inutile. Dans un régime répressif rationnel, le principe est que toute peine doit pouvoir être révocable."
"Qui doit supporter la preuve de la légitime défense ? La réponse de l’article 122 – 6 est double. Dans deux cas particuliers, on a une présomption de légitime défense. L’individu a juste à dire qu’il était dans un cas de légitime défense, sans avoir à le prouver, car la loi présume la légitime défense et c’est au parquet de faire tomber la présomption. Les deux cas prévus par l’article 122 – 6 sont :
- « Est présumé avoir agi en état de légitime défense, celui qui accomplit l’acte pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse, dans un lieu habité ».
- « Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence »."
"La présomption est-elle simple ou irréfragable ? Affaire de la comtesse de Jeufosse : Elle avait fait abattre par son garde-chasse un ami de sa fille qui venait courtiser la jeune femme par escalade du mur de clôture. Elle est traduite en cour d’assise qui va l’acquitter.
Dans un premier temps, la chambre criminelle se prononçait en faveur du caractère irréfragable de la présomption de légitime défense. Depuis 1959, Arrêt Réminiac, La cour de cassation juge que la présomption de légitime défense est simple."
[...] Ces deux lois sont inconciliables. En fonction de leur nature, il va falloir choisir l’une plutôt que l’autre. - Les deux textes sont des lois pénales : Les lois spéciales dérogent aux lois générales Ex : Le secret professionnel par hypothèse est de nature à rester un secret. L’article 226 13 impose ou autorité la révélation du secret dans certains cas prévus par la loi. - Une loi pénale et un règlement : Un règlement ne peut justifier la violation d’une loi pénale ⋄Hiérarchie des normes. [...]
[...] L’autorité administrative prenait le relai et pouvait l’interner si l’individu était dangereux. Cette loi de 2008 pose le principe de l’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental. Deux phrases : - L’instruction : Le juge peut rendre une ordonnance d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental qui reconnait à la fois que les charges sont insuffisantes et que l’article 122 1 doit s’appliquer. Le dossier peut aussi être transmis à la chambre de l’instruction si le juge préfère ne pas prendre la responsabilité seule. [...]
[...] - Interdiction de rencontrer la victime pour une durée d’un an maximum. - Interdiction de rencontrer les coauteurs ou auteurs de l’infraction reprochée. - Obligation de mettre en œuvre une réparation ou une aide face au préjudice subi par la victime. - Obligation de suivre un stage de formation civique pour une durée maximum d’un mois. Remarque : L’exécution de ces sanctions se fait en principe, sous contrôle d’un éducateur de la PJJ. Si elles ne sont pas respecter, le tribunal peut ordonner le placement du mineur dans un établissement éducatif. [...]
[...] Elles tiennent au fait que la personne morale n’a pas d’emprise directe, ni matérielle ni intellectuelle, sur les faits reprochés. On va considérer que la personne morale s’incarne dans la personne physique. Les deux coexistent. A. L’infraction doit être commise par leurs organes ou représentants L’infraction doit être commise par la personne physique. Cela fonde la responsabilité de la personne morale. Remarque : - Les organes : Individus ou formations collectives habilitées par la loi ou par les statuts pour agir au nom de la personne morale. Ex : PGD, maire. [...]
[...] La jurisprudence exige que l’agent se soit trouvé dans l’impossibilité absolue de se conformer à la loi. La simple difficulté ne suffit pas. On prend en compte les capacités de résistante d’un homme normal pour voir si on est dans l’impossibilité absolue. Elle doit enlever toute possibilité de choix à l’agent. Ex : Verglas véhicule glisse provoquant un accident. En hiver, le verglas n’est pas imprévisible. B. La contrainte morale. Lorsque l’agent a commis l’infraction sous la pression déterminante d’un sentiment de peur, de crainte ou d’avertissement. [...]
Peines et responsabilité pénale
«La détermination de la personne responsable. La responsabilité pénale des personnes physiques. La responsabilité pénale des personnes morales. Les causes d'atténuation de la responsabilité pénale. Les causes objectives d’irresponsabilité pénale. Les causes subjectives...»
«Imputabilité et culpabilité composent la responsabilité pénale. On a aussi l'imputabilité morale et subjective. Elle renvoie à la volonté de l'individu. Possibilité de mettre une certaine attitude intellectuelle répréhensible au compte de celui qui l'a adoptée de manière consciente et libre. C'est...»
La responsabilité pénale des mineurs
«La notion de responsabilité pénale. L'âge de la responsabilité pénale. Les mesures applicables aux jeunes délinquants. L’atténuation de responsabilité. L’excuse de minorité. Une extension des conditions dans lesquelles l'excuse de minorité peut être écartée pour les mineurs de...»
«Le droit romain soumettait déjà les jeunes délinquants à un régime particulier. Rompant avec le système juridique prévalant sous l'Ancien Régime, qui ne faisait aucune différence entre les adultes et les enfants en ce qui concerne la responsabilité pénale, il faut attendre les premières années du...»
Arrêt Bertrand, Cass. Civ. 2ème, 19 février 1997
«L'affirmation d'un principe de responsabilité parentale objective. L'abandon de l'idée d'une présomption de faute des parents. L'impact sur les conditions de cette responsabilité. La restriction des causes d'exonération. L'abandon de la possibilité de prouver l'absence de faute des...»
«La responsabilité des parents du fait de leur enfant mineur a connu en jurisprudence une évolution progressive vers une responsabilité objective, jusqu'à l'arrêt Bertrand de la 2ème chambre civile de la Cour de cassation, en date du 19 février 1997. En l'espèce, 24 mai 1989, une collision était...»
Cour de cassation, chambre criminelle, 16 décembre 2009 - mesures de sûretés et non-rétroactivité
«Les mesures applicables aux délinquants aliénés. L’évolution opérée en matière de responsabilité pénale des personnes atteintes de troubles mentaux. La loi du 25 février 2008 : L’instauration d’une rétention de sûreté et d’une déclaration d’irresponsabilité pénale pour...»
«La chambre criminelle de la Cour de cassation le 16 décembre 2009 a dû se prononcer s'agissant de la condamnation d'une personne atteinte de troubles mentaux. Ceux-ci, étant des causes de non-imputabilité écartant ou atténuant donc la responsabilité pénale de l'auteur. En l'espèce, un homme se rend...»
