Cours de droit pénal : infraction, infracteur et responsabilités pénales
- Le préalable légal
- Le principe de légalité criminelle
- La mise en oeuvre du principe de légalité
- L'infraction punissable
- L'élément matériel
- L'élément moral de l'infraction
- L'infracteur responsable
- La détermination de l'infracteur
- L'imputabilité de l'infracteur
Le droit pénal est une matière que l’on avantage. C’est le droit de la répression, du châtiment. On va poursuivre un individu en raison de la faute qu’il a commise et que l’on va qualifier d’infraction. En cela, il se distingue profondément du droit civil. Le droit civil a pour fonction lorsqu’une faute a été commise, non pas de sanctionner, mais de réparer le dommage que cette faute a produit. Le droit civil est le droit de la réparation et le droit pénal, celui de la répression (civil : indemnise la victime, pénal : punit le coupable). Le droit pénal a aujourd’hui pour fonction de réadapter l’individu qui a commis une faute.
Il faut une faute grave parce qu’elle porte aux valeurs fondamentales de la société et en raison du trouble social qui est ainsi causé (exemple du vol). La responsabilité pénale se double d’une responsabilité civile pour réparer le dommage subit. L’infraction pénale va donner naissance à 2 actions : l’action publique (elle intéresse la société et est exercée par le ministère public), l’action civile (la victime pourra la faire devant la juridiction civile). Le droit pénal est une réponse de la société à un trouble social. La politique criminelle comporte 2 volets : répressif et préventif.
Un auteur pénaliste du milieu du 20ème siècle du nom de DONNEDIEU de VABRES explique le droit pénal est le droit réglementant dans un pays l’exercice de la répression par l’état. Ce droit s’efforce de resocialiser l’individu. Il détermine les atteintes aux valeurs protégées par la société et la réaction de l’état visant à sanctionner et à réadapter les infracteurs.
Il ne faut pas confondre crime et meurtre. Un meurtre est un crime, tout crime n’est pas à un meurtre. Il y a 3 catégories d’infraction : crime (grave), délits et contraventions.
[...] Une jurisprudence relative La notion de tentative est contrôlée par la C de C. C’est une notion de droit. Arrêt du 1er mai 1879. Il n’y a pas de jurisprudence bien établie. 1ère formule : acte qui tend directement au délit lorsqu’il a été accompli avec l’intention de le commettre. 2ème formule : acte devant avoir pour conséquence directe et immédiate de commettre l’infraction. Dans la 2ème définition, il n’y a pas d’allusion à l’élément subjectif. La C de C ne retient plus la thèse classique. [...]
[...] Elle ne fait pas disparaître l’infraction ni la responsabilité pénale. Elle agit d’avantages sur le terrain de la procédure. Elle empêche le déclenchement des poursuites pénales. L’immunité peut être levée et l’obstacle disparaît. 2 : L’étendue de la justification Sur le plan pénal, les choses sont simples. Les faits justificatifs peuvent être invoqués à tous les stades de la procédure. Ça peut être au cours de l’instruction, avant la poursuite, après l’instruction. Ces faits agissent in rem. La faute disparaissant et la responsabilité civile étant dans la dépendance, il n’y a pas de faute civile et donc de responsabilité civile. [...]
[...] Le CC a validé la loi, mais en faisant une réserve que l’on interprète celle-ci de telle façon. En 1992, le législateur va considérer que même en matière de loi du régime des peines, la loi ne s’applique rétroactivement que si elle est plus douce. Ce principe est à nouveau remis en cause. Très souvent, les lois relatives à l’exécution des peines sont présentées comme instaurant des mesures de sûreté. Elles tendent à protéger la société et peuvent donc être rétroactives Les lois interprétatives Il arrive qu’une loi pose une difficulté d’application. [...]
[...] Il est rare de trouver une infraction sans préjudice. En revanche, la réalisation du résultat n’est pas nécessairement une condition de la répression. Il suffit d’une tentative. La gravité du préjudice peut faire varier la qualification de l’infraction. De la gravité du préjudice peut dépendre la gravité de l’infraction. Notamment pour l’infraction d’atteinte involontaire à l’intégrité physique d’autrui. L’infraction sera une simple contravention lorsque le dommage consiste en une ITT (incapacité temporaire de travail) inférieure ou égale à 3 mois. [...]
[...] Il y a plusieurs réponses possibles : - principe de la territorialité de la loi pénale. Dès lors que l’infraction est commise en France, la loi française s’applique. - principe de personnalité : intérêt de la personne de l’auteur ou de la victime. Si l’auteur est français, dans certains cas, la loi française s’applique. Lois spéciales dans certains cas (tourisme sexuel). - principe de réalité : on parle de compétence réelle. L’infraction est commise contre les intérêts de l’État. - principe de compétence universelle : infraction du terrorisme. [...]
La responsabilité des prétendues victimes, suite au dépôt d'une plainte ou d'une dénonciation
«La dénonciation ou la plainte de la prétendue victime: un comportement doublement sanctionnable. La sanction pénale des plaintes et des dénonciations abusives, organisée autour de la protection de l'honneur de l'individu et du respect dû à la justice. La sanction civile, à coloration pénale, des...»
«Au sein du couple pénal, la victime est pendant longtemps restée dans l'ombre du criminel, lequel a concentré sur sa personne, toutes les préoccupations de la justice, les interrogations des criminologues et la fascination de la société. En effet, jusqu'à très récemment, la victime reste, aux yeux...»
L'intention en droit pénal
«Les mobiles. La place de l'intention au sein des différentes fautes pénales en droit français. La faute de mise en danger délibérée. La faute d'imprudence ou de négligence. La faute qualifiée. La faute contraventionnelle. L'intention dans les infractions tentées et en matière de complicité. La...»
«Le droit pénal est un ensemble de règles juridiques qui organise les infractions des délinquants et qui détermine les infractions. Les infractions sont des incriminations (description des éléments constitutifs des actes et faits interdits) que la loi réprimande par des sanctions...»
Arrêt Bertrand, Cass. Civ. 2ème, 19 février 1997
«L'affirmation d'un principe de responsabilité parentale objective. L'abandon de l'idée d'une présomption de faute des parents. L'impact sur les conditions de cette responsabilité. La restriction des causes d'exonération. L'abandon de la possibilité de prouver l'absence de faute des...»
«La responsabilité des parents du fait de leur enfant mineur a connu en jurisprudence une évolution progressive vers une responsabilité objective, jusqu'à l'arrêt Bertrand de la 2ème chambre civile de la Cour de cassation, en date du 19 février 1997. En l'espèce, 24 mai 1989, une collision était...»
Cour de cassation, chambre criminelle, 16 décembre 2009 - mesures de sûretés et non-rétroactivité
«Les mesures applicables aux délinquants aliénés. L’évolution opérée en matière de responsabilité pénale des personnes atteintes de troubles mentaux. La loi du 25 février 2008 : L’instauration d’une rétention de sûreté et d’une déclaration d’irresponsabilité pénale pour...»
«La chambre criminelle de la Cour de cassation le 16 décembre 2009 a dû se prononcer s'agissant de la condamnation d'une personne atteinte de troubles mentaux. Ceux-ci, étant des causes de non-imputabilité écartant ou atténuant donc la responsabilité pénale de l'auteur. En l'espèce, un homme se rend...»
