Recherche et publication de documents
Garanties
Publier et acheter vos docs sur Oboulo
Offert !

The Great Gatsby by F. Scott Fitzgerald (A Summary)

Accéder à la dissert' du jour
Concours Oboulo !

Grâce à Oboulo, c'est 10 000€ de gains à gagner !

fin du concours dans
joursheuresminutessecondes PARTICIPEZ !
Catégories
Personnalisez Oboulo !
Oboulo fait peau neuve !
Choisissez la couleur qui vous ressemble ci-dessous.
Consulter
OU procéder à un : Echange

Informations sur l'auteur

Etudiante en master
Niveau
Avancé
Etude suivie
droit pénal
Ecole, université
Université...

Informations sur le doc

Date de publication
30/06/2010
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
8 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
12 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
0 réaction
0
réagissez !
Consulter
OU procéder à un : Echange

L’article 48 du Code de procédure civile - "la compétence"

  1. Le principe de la prohibition des clauses attributives de compétence
    1. L'affirmation du caractère impératif des règles de compétence
    2. La divergence des effets selon la licéité, ou non, de la clause attributive de compétence
  2. L'exception au principe, la validité conditionnée des clauses attributives de compétence
    1. La qualité de commerçant des parties
    2. L'exigence de clarté de la clause

L’article commenté provient du Code de procédure civile, et plus exactement dans le deuxième chapitre « la compétence territoriale », du titre troisième, intitulé « la compétence ». Cet article 48 a été inséré dans le Code afin de rompre avec une conception antérieure, à savoir l’admission des clauses attributives de compétence. Cet article est relativement court et explicite. Il définit le principe en la matière et une exception comportant deux conditions de validité.

L’intérêt de cet article réside dans le fait qu’il vient rompre avec la conception que l’on avait des règles de compétence territoriale, et notamment par rapport à leur caractère impératif ou supplétif. De plus, on peut constater que cet article vient ériger une interdiction en principe, alors même que c’est le contraire qui était en vigueur au moment de l’introduction de l’article dans le Code de procédure civile.

Devant les abus auxquels les clauses attributives de compétence territoriale ont donné lieu dans les actes mixtes, c'est-à-dire, pour l’essentiel, les contrats de la consommation, le Code de la procédure civile a apporté un changement notable au régime des accords de compétence en manifestant à leur égard, « une sympathie très restrictive », comme dirait Mousseron.

Désormais, ces conventions sont en principe nulles, car la compétence territoriale des juridictions met toujours en cause l’organisation et le fonctionnement du service public de la justice. Leur validité n’est donc plus admise qu’à titre d’exception. C’est le sens de l’article 48.

[...] Il ne s’agit pas de demander l’avis d’un tiers par exemple. Cela ne concerne que les parties au contrat. Le contrat, quant à lui, désigne le contrat dans lequel la clause figure. Enfin, la qualité de commerçant des parties contractantes est la première des deux conditions de validité d’une clause attributive de compétence. Afin de définir ce que signifie avoir la qualité de commerçant, il faut se reporter à l’article L 121-1 du Code de commerce qui en donne, pour partie, la définition. [...]


[...] L’article précise alors l’autre condition de validité qui se compose de la clarté de la clause. Ici, il y a une exigence formelle : la clause doit être claire, explicite. Là encore, comme pour le consentement des parties à l’existence de la clause dans le contrat, cette condition relative à la forme permet de déclarer non écrite une clause qui aurait pour but de tromper une des parties au contrat, de telle sorte que cette dernière ne pouvait pas réellement constater l’existence de la clause dans le contrat. [...]


[...] Les parties doivent donc être tout d’abord commerçantes, et avoir contractées en qualité de commerçants. Cependant, la jurisprudence a conclu à l’inopposabilité d’une clause contenue dans les statuts d’un groupement d’intérêt économique, alors même que tous ses membres sont des commerçants. (Paris juin 1997) D’une part, les clauses attributives de compétence territoriale sont inopposables au commerçant qui contracte pour les besoins de sa vie privée. D’autre part, la qualité de commerçant ne peut pas être attribuée à une personne qui accomplit un acte de commerce isolé. [...]


[...] L’utilisation de l’expression elle n’ait été convenue signifie que la clause doit avoir été consentie. Cela permet d’exclure la validité d’une clause qui aurait été ignorée par l’un des cocontractants. Ici, il s’agit de respecter dans principes fondamentaux de droit commun à savoir le refus d’un consentement vicié de la personne. En pratique, il s’agit de l’importance qu’attache le droit à ne pas accepter des pratiques commerciales qui ne saurait avoir pour unique but d’obtenir le consentement du cocontractant en le lésant. [...]


[...] L’article 48 ne concerne que la compétence territoriale, comme en dispose la suite. L’interdiction des clauses de compétence territoriale prévue par l’article 48 est générale. Elle vise, mais ne vise, que les accords de compétence insérés dans des contrats conclus avant tout litige. Comme en dispose l’article 48, ces prorogations conventionnelles de compétence territoriale peuvent être directes (par exemple, un contrat qui stipulerait qu’en cas de litige, sera compétent le tribunal de commerce de Bordeaux), ou indirects par la stipulation d’une élection de domicile. [...]


[...] Le demandeur a alors le choix entre saisir la juridiction du lieu où demeure le défendeur, ou saisir une autre juridiction définie par un autre critère légal. Le demandeur va pouvoir exercer ce choix sans avoir à se justifier. L’article 46 du Code de procédure civile énonce toutes les options de compétences. Selon de texte, il y a quatre matières qui sont concernées : en matière contractuelle, en matière délictuelle, en matière mixte, et en matière d’aliment ou de contribution aux charges du mariage. La jurisprudence a créé une option en matière de référé ou de requête. [...]


[...] Cet article est relativement court et explicite. Il définit le principe en la matière et une exception comportant deux conditions de validité. L’intérêt de cet article réside dans le fait qu’il vient rompre avec la conception que l’on avait des règles de compétence territoriale, et notamment par rapport à leur caractère impératif ou supplétif. De plus, on peut constater que cet article vient ériger une interdiction en principe, alors même que c’est le contraire qui était en vigueur au moment de l’introduction de l’article dans le Code de procédure civile. [...]


[...] La sanction de la clause, c'est-à-dire la considérer comme non écrite, implique l’inopposabilité de la clause. On peut considérer qu’une clause réputée non écrite l’est, car elle est contraire à l’équilibre du droit (fondé sur des principes fondamentaux, des lois, des règles) que l’exercice d’un droit est censé rechercher. La clause est donc considérée comme nulle, sans aucun effet. Cependant, seule la clause est nulle, le contrat, lui, demeure valable. Le contraire aurait pu engendrer le risque d’inciter le consommateur à souffrir la clause, pour sauver le contrat, sans la combattre. [...]


[...] L’article 93 prévoit en effet qu’en matière contentieuse, le juge ne peut soulever d’office son incompétence territoriale que si le défendeur ne comparaît pas. Par conséquent, si le défendeur comparait et s’abstient ou omet de soulever la nullité de la clause, celle-ci recevra application. Enfin, l’article 48 s’achève en précisant que cette clause attributive de compétence doit apparaître dans l’engagement de la partie à qui elle est opposée Ici, l’engagement signifie tout contrat. Cependant, une facture, une lettre ou un document contractuel ne constituent pas le contrat. [...]


[...] Avec l’article 48 qui consacre le principe de la prohibition des clauses attributives de compétence fait donc des règles de compétence territoriale, des règles d’ordre public. Il s’agit principalement d’un ordre public de protection destiné à garantir les consommateurs, présumés faibles, contre les abus des commerçants, c'est-à-dire des professionnels, présumés puissants. D’ailleurs, c’est pour cela que le juge national doit pouvoir soulever d’office le caractère abusif d’une clause, telle une clause attributive de juridiction, sur le fondement de la directive du 5 avril 1993 concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs. [...]

...

Ces documents peuvent vous intéresser

Article 48 du Code de procédure civile : la clause prorogative de compétence territoriale

 Droit privé & contrat   |  Autres   |  Commentaire de texte   |  20/12/2008   |  fr   |   .doc   |   5 pages

«L'interdiction de principe des clauses prorogatives de compétence territoriale. Un principe d'interdiction limité quant à son application. Un principe limité quant à sa sanction. La validité exceptionnelle de la clause prorogative de compétence territoriale. L'exigence tenant à la qualité des...»

«La compétence est l'aptitude pour une juridiction à connaître d'une affaire, c'est-à-dire l'instruire et la juger. La compétence est attribuée en fonction de critères géographiques (compétence territoriale) ou/et de critères matériels (compétence d'attribution). L'article 48 CPC n'a pas d'alinéas,...»

Plus vendu(s) en droit civil

Deuxième chambre civile de la Cour de cassation, 10 mai 2001 - la responsabilité des père et mère...

 Droit privé & contrat   |  Civil   |  Commentaire d'arrêt   |  18/04/2011   |  fr   |   .doc   |   3 pages

«L'affirmation de l'absence d'une nécessaire faute de l'enfant. Une évolution jurisprudentielle. Une responsabilité parentale malgré l'irresponsabilité de l'enfant. La consécration d'une responsabilité parentale objective. Une sévérité accrue du régime de...»

«L'article 121 alinéa 1 du Code pénal dispose que "Nul n'est responsable que de son propre fait". Pourtant, le droit civil déroge à cette règle. Ainsi, les parents sont tenus de supporter les conséquences des actes dommageables commis par leur enfant. C'est à cette situation que la deuxième chambre...»

Existe-t-il un principe général de responsabilité du fait d'autrui ?

 Droit privé & contrat   |  Civil   |  Dissertation   |  20/05/2002   |  fr   |   .doc   |   11 pages

«La reconnaissance d'un principe général de responsabilité du fait d'autrui. L'évolution jurisprudentielle vers la reconnaissance d'un principe général de responsabilité du fait d'autrui. Le domaine d'application de l'article 1384 al 1er et la nature de la responsabilité générale du fait...»

«Il convient avant tout de préciser que l'interrogation posée n'intéresse que le domaine de la responsabilité délictuelle. En ce qui concerne la responsabilité contractuelle du fait d'autrui, il est rare que le débiteur exécute seul ses obligations. Le plus souvent, il confie tout ou partie de...»