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Informations sur l'auteur

Etudiante
Niveau
Grand public
Etude suivie
droit civil
Ecole, université
Université...

Informations sur le doc

Date de publication
10/03/2009
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
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Article 1134 du Code Civil : l'autonomie de la volonté dans la formation des contrats

  1. Le principe de l'autonomie de la volonté : source de la force obligatoire du contrat
    1. Le principe de la liberté contractuelle
    2. Les conséquences juridiques de ce principe
  2. Le principe de l'autonomie de la volonté : un principe de plus en plus limité
    1. L'exécution de bonne foi indispensable
    2. Les atteintes faites à la liberté contractuelle

A l’époque du Code civil, de nombreux principes ont été consacrés en matière contractuelle. Au 19e siècle, la philosophie générale était favorable à une certaine forme d’individualisme et de libéralisme, ce qui a pu conduire à la reconnaissance d’une sorte de principe non écrit celui de l’autonomie de la volonté. Dès le 18e siècle, les philosophes des lumières prônaient la liberté de l’homme. L’individu étant au fond l’élément premier de la société, il est libre. Autrement dit, le contrat ne peut provenir que des individus eux-mêmes. Rousseau disait alors dans le fameux Contrat social que « la convention est la base de toute autorité parmi les hommes ». Kant soulignait ensuite qu’une personne ne peut être soumise à d’autres lois que celles qu’elle se donne elle-même. Aussi, lorsque le contrat a été conclu au moins librement, il doit être considéré comme justifié. Les obligations qui en résultent trouvent donc leur justification dans le contrat. Le principe de l’autonomie de la volonté soulève aussi un facteur d’équité et un facteur économique : les parties, en contractant, ne peuvent que sauvegarder leurs intérêts et l’Etat considère que l’intérêt général est la somme des intérêts particuliers et que la liberté d’entreprendre doit être protégée.
L’article 1134 du Code civil vient consacrer le principe de l’autonomie de la volonté en matière contractuelle. Cet article dispose que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour les causes que la loi autorise. Elles doivent être exécutées de bonne foi ». On remarque alors que de cet article naît la force obligatoire du contrat, conséquence dudit principe. A la lecture de cet article, le consentement des parties génère des obligations ayant force de loi. L’article 1134 donne autorité et valeur au contrat. Toutefois, pour que le contrat soit applicable entre les parties contractantes, l’article précise que les conventions doivent être légalement formées. Ainsi, l’article 1108 du Code civil donne quatre conditions fondamentales pour qu’un contrat soit valablement constitué : la cause doit exister et être licite, l’objet doit être certain et former la matière de l’engagement, les parties doivent être capables et le consentement des contractants ne doit pas être vicié. Ces conditions doivent donc être respectées pour que le contrat ait force de « loi ».
Cependant, actuellement, ce principe ancien et fondamental subit de nombreuses atteintes notamment à cause du développement des lois relatives à l’ordre public et aux bonnes mœurs. Autrement dit, des limites viennent s’opposer au principe de liberté conventionnelle.
Ainsi, il semble intéressant de se demander dans quelle mesure l’article 1134 du Code civil, article fondateur de la liberté contractuelle, tend à perdre de son importance.
En effet, le principe de l’autonomie de la volonté à l’origine de la force obligatoire du contrat est la clef de voute, en quelque sorte, en matière contractuelle (I). Toutefois, ce principe tend à être de plus en plus limité pour diverses raisons (II).

[...] On constate alors que la liberté contractuelle subsiste, mais souvent à l’intérieur de cadres fixés par la loi. Toutefois, l’Assemblée Plénière de la Cour de cassation en 1999 a déclaré que l’article 1134 du Code civil devait prévaloir sur tout texte de loi qui ne préciserait pas son caractère d’ordre public. Autrement dit, ou bien une loi a un caractère d’ordre public et de ce fait la liberté contractuelle se fait interdite, ou elle n’en a aucun et là elle peut être appliquée. [...]


[...] "S'agissant par nature d'un instrument destiné à donner au juge les moyens de moduler la teneur du lien contractuel et d'atténuer sa force obligatoire", la bonne foi est pour certains une notion souple, moralisante et de ce fait imprécise. Cet article ne vise la bonne foi que dans le cadre de l'exécution du contrat. Il ne s'agit donc pas de la bonne foi dans la formation du rapport contractuel. Il existe des devoirs qui sont associés à cette exigence de bonne foi. En effet, on pense au devoir de loyauté. [...]


[...] C'est un aspect de la sécurité juridique. Le principe est que le contrat ne peut s'appliquer que s'il est parfaitement clair et précis. La règle que consacre l’article 1134 du Code civil est générale et absolue. Dans aucun cas, il n’appartient aux tribunaux de prendre en considération le temps et les circonstances pour modifier les conventions des parties et substituer des clauses nouvelles à celles qui ont été librement déterminées et acceptées par les parties contractantes. On refuse alors la révision pour imprévision. [...]


[...] Ce principe résulte de l’autonomie de la volonté. C’est pourquoi, l’alinéa 2 de l’article 1134 précise que les conventions formées entre les parties ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour les causes que la loi autorise Nous avons donc remarqué dans cette première partie que l’article 1134 du Code civil prônait l’importance de l’autonomie de la volonté en matière contractuelle. La liberté contractuelle est le principe et entraîne diverses conséquences concernant la force obligatoire du contrat. [...]


[...] Commentaire de l'article 1134 du Code Civil A l’époque du Code civil, de nombreux principes ont été consacrés en matière contractuelle. Au 19ème siècle, la philosophie générale était favorable à une certaine forme d’individualisme et de libéralisme, ce qui a pu conduire à la reconnaissance d’une sorte de principe non écrit celui de l’autonomie de la volonté. Dès le 18ème siècle, les philosophes des lumières prônaient la liberté de l’homme. L’individu étant au fond l’élément premier de la société, il est libre. [...]

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